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totila
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Divers articles sur des sujets qui m'intéressent et que je souhaite partager.
Catégorie :
Blog Info et actu
Date de création :
13.06.2008
Dernière mise à jour :
05.02.2019
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Derniers commentairesen réponse au commentaire du 05/01/2019 de anonyme :
je ne sais pas du tout de quel "guy" vous voulez parler.
Par totila, le 03.02.2019
saint-medard à été vraiment un lieu chargé d'histoire . j'en suis fière. et merci guy de nous faire partager c
Par Anonyme, le 05.01.2019
le savoir faire français s'exporte ! une fierté pour nous ;)
Par Marion-Chloé, le 01.07.2017
je ne connaissais pas du tout ce château. (même pas de nom)
tellemen t de "beaux trésors" de ce style caché e
Par Marion-Chloé, le 01.07.2017
merci!!!
Par nicole dagot, le 09.08.2016
Le château de Lormont dit « le Château du Prince Noir ».
(Photo prise par l'auteur en 2011)
Vers 1060, le duc Guillaume VIII d’Aquitaine construisit un premier château fort à cet emplacement.
On peut distinguer cinq périodes dans l’histoire du château.
Tout d’abord château ducal de 1060 environ à 1154.
Château royal de 1154 à 1453, l’archevêque de Bordeaux, par une faveur d’Aliénor d’Aquitaine, en avait la jouissance. Le pape Clément V parvint au manoir des archevêques, à Lormont, le 6 octobre 1308 ; il y resta un mois. Certaines bulles papales sont signées à Lormont. C’est à cette époque qu’il a dû compléter les compagnies militaires de sa suite en engageant une cinquantaine de « sergents de Gascogne ».
Le château servit de résidence de nombreuses fois aux rois d’Angleterre, aux princes Plantagenêts ou aux grands personnages lorsqu’ils séjournaient à Bordeaux ; la résidence de l’évêque étant plus sûre et plus saine que la ville. Le célèbre vainqueur de Poitiers, Edouard de Woodstock, plus connu sous le nom de Prince Noir, venait résider au château entre ses chevauchées. En 1367 sa femme, la princesse Jeanne, y met au monde Richard « de Bordeaux », qui deviendra roi d’Angleterre en 1377.
En 1374, le duc de Lancastre, frère du Prince Noir, s’installe à Lormont.
Vers 1440 l’archevêque Pey Berland reconstruit le château.
En 1452, le maréchal John Talbot réside quelquefois au château avant d’aller se faire tuer à Castillon le 17 juillet 1453.
La même année 1453, Charles VII donne la seigneurie de Lormont aux archevêques de Bordeaux qui la garderont jusqu’en 1789.
Le 18 novembre 1466, Artus de Montauban, nouvel archevêque élu en 1463, fait son entrée solennelle à Bordeaux, depuis le port de Lormont, sur un bateau tapissé que l’on appelait « maison navale ». Jusqu’au XVIIIe siècle, tous les archevêques, les gouverneurs et les visiteurs de haut rang, faisaient obligatoirement leur entrée à Bordeaux depuis le port de Lormont.
En 1549, le cardinal du Bellay fait tracer, au flanc de la colline, un chemin qui relie directement le port au château.
En 1559, Elisabeth de France, allant rejoindre son époux Philippe II d’Espagne à Madrid, vient se reposer à Lormont.
En 1577, Henri de Bourbon, deuxième prince de Condé, chef du parti calviniste, aurait bien voulu établir son quartier général au château mais l’archevêque Antoine Prévost de Sansac, défenseur de la foi catholique, lui en refusa le droit.
Le palais épiscopal ne fut pas épargné par les protestants. Pratiquement sans défense, il fut incendié.
Il fallut attendre le cardinal François de Sourdis, ami du roi Henri IV, pour voir revivre le château.
François III d’Escoubleau de Sourdis, cardinal, archevêque de Bordeaux du 21 décembre 1599 au 8 février 1628, fit faire de grands travaux au Château de Lormont ; notamment à partir de 1626 par l'architecte Henri Roche.
Son frère, Henri II d’Escoubleau de Sourdis, archevêque de Bordeaux du 16 juillet 1629 au 18 juin 1645, s’attacha à terminer la restauration complète du château de Lormont.
Un épisode significatif de la prélature de François de Sourdis, qui n’avait rien d’un saint, est celui d’un hobereau quercynois, le sieur de Haultcastel, condamné à mort pour ses crimes, mais au sort duquel de puissants protecteurs avaient intéressé l’archevêque. Celui-ci, botté et éperonné, à cheval, avec un manteau court rouge, accompagné de 40 à 50 gentilshommes, força la porte de la conciergerie du Parlement ; le concierge fut tué et le prisonnier libéré, puis mis en sécurité dans le château de Lormont. Sourdis dut s’exiler, mais regagna rapidement sa ville épiscopale, grâce aux bons offices du Père Coton.
Le 26 novembre 1646, Henri de Béthune lui succède à l’évêché de Bordeaux.
En 1649, au moment de la Fronde, de violents combats navals devant le château opposent la marine royale à celle des frondeurs. La période de la Fronde, ainsi que celle de l’Ormée, provoquèrent bien des dégâts au château.
Pourtant lorsque Béthune meurt, le 11 mai 1680, l’inventaire du notaire Richard Giron fait état d’un château entièrement rénové. Pendant une vingtaine d’années seulement, le château de Lormont avait connu sa période la plus fastueuse depuis la période anglaise. Les successeurs de Béthune ne lui accordèrent plus autant d’attention, notamment Ferdinand Maximilien Mériadec de Rohan (1738-1813) qui procéda alors à sa destruction à partir du 15 juin 1781, juste avant son départ pour Cambrai. Son remplaçant Jean-Marie Champion de Cicé, dernier prélat de l’Ancien régime, fit reprendre les travaux de démolition à partir de 1786 et, en 1789, le corps de logis de l’archevêque fut rasé ; il ne restait plus que le pavillon oriental du « logis des étrangers » et le bâtiment des communs.
En septembre 1789, le château est pris d’assaut par le peuple de Bordeaux. Les révolutionnaires ne laissent debout que trois pavillons, dont un seul subsiste aujourd’hui.
En 1792 l’État vendit le fief du château et les trois quarts des terres à la famille Expert qui conserva le tout jusqu’en 1876, époque à laquelle un Allemand de Stuttgart, Monsieur Georges Schacher, amoureux du château, naturalisé français le 10 septembre 1870, acheta le domaine. Il procéda à des restaurations discutables, faisant raser les vestiges des pavillons restés debout en 1792. Il sauvegarda toutefois la fontaine monumentale élevée en 1614 sur l’emplacement d’un puits. Monsieur Schacher a conservé la grande façade des chais à l’Est. Le château avec ses tours à créneaux de la fin du XIXe siècle, ses lions à l’entrée de son grand perron, garde un certain charme.
Durant la seconde guerre mondiale, le château du Prince Noir, propriété de la famille Ladouch depuis 1930, est habité par Madame Godel, locataire. Monsieur et Madame Ladouch sont partis par bateau Le Massilia avant le début du conflit pour Buenos Aires (Argentine).
Le domaine va être réquisitionné d'abord par les autorités allemandes du 4 juillet 1940 au 26 août 1944 puis par les autorités françaises (FFI du groupe Henri) du 27 août 1944 au 15 janvier 1945. Madame Godel va habiter à Bordeaux, cours Georges Clemenceau.
A la fin de la guerre, la propriété est "saccagée et en ruines".
Le 4 février 1946 Monsieur et Madame Ladouch confirment à Mme Godel leur intention de louer ou de vendre leur propriété à un "prix raisonnable avec facilité de paiement". Monsieur Ladouch ne veut entreprendre aucune réparation "même si l'Etat m'indemnisait les dégâts comme vous le dites dans votre lettre, cela ne m'intéresse pas puisque c'est une affaire trop élastique".
La vente aura lieu le mercredi 1er septembre 1956.
"La propriété du château de Lormont comprenant divers bâtiments, taillis, friches, terres, le tout d'une contenance de 8 hectares et demi environ, [est] mise à prix 2 900 000 francs " au cours d'une vente aux enchères publiques. Mme Godel en fait l'acquisition. Elle sera la nouvelle propriétaire jusqu'en 1959.
Madame Godel est décédée en Maison de retraite, sans avoir eu d'enfants.
En 1969 le Toit Girondin est propriétaire du château.
Après le début des travaux de l’autoroute A10, en 1962, le château a vécu des moments difficiles. Il serait à l’abandon ou totalement disparu si l’Association de défense du château de Lormont, créée en 1978 avec une poignée de bénévoles, n’avait essayé, et réussi, à le sauver des outrages du temps.
Depuis 2005, un nouvel acquéreur, Monsieur Norbert Fradin, a fait revivre ce bel édifice en l’embellissant, y installant ses bureaux et un restaurant gastronomique.
Des expositions temporaires, de sculpteurs entre autres, des artistes, des colloques culturels y sont accueillis.
Tous les automobilistes quittant Bordeaux, vers Paris, par le pont d’Aquitaine, ne peuvent que voir cet ensemble, vestige d’un passé fabuleux.
Norbert Fradin, né à Barbezieux, sa famille étant de Jonzac, un esthète amoureux des vieilles pierres, a aussi redonné vie et éclat au château de Villebois-Lavalette, et restaure le château de Villandraut.
Je ne connaissais pas du tout ce château. (même pas de nom)Tellement de "beaux trésors" de ce style caché en France, c'est dommage de ne pas les mettre plus souvent en lumière, c'est notre histoire de France !
J'ai relis l'article plusieurs fois, car j'ai toujours du mal avec les informations historiques... une visite à faire à l'occasion peut être !
Je me coucherai avec une petit connaissance de plus ^^
Merci pour la découverte partagée et ces explications claires, intéressantes !